gravatomorphologie

  Un gravatologue au Cimetière de la Recoleta

© Jacques Siron, textes et photos

Le célèbre Cementerio de La Recoleta de Buenos Aires fait l'objet d'une étude approfondie par le professeur Sanchez (Université de Cuernavaca, Mexique). Ses découvertes sont étonnantes : inscriptions gravatologiques, pierres mouvantes, phénomènes paragravatiques. Le cimetière de la Recoleta constitue un pas important dans la compréhension des gravats.

Reportage.
LES INSCRIPTIONS GRAVATOLOGIQUES
Le cimetière contient de nombreuses inscriptions particulières qui ont attiré le regard du prof. Sanchez.

Complexe funéraire familial d'émigrants français (tombe de gauche, Joseph-Marie Martin, notaire, 1856-1902; tombe de droite, Alexandre-Louis Martin, importateur de havanes épicurien, 1859-1915).

Allée menant au caveau de la famille La Boca, célèbres commerçants du XIXe s. qui ont donné leur nom à un quartier de Buenos Aires. Incrustation du texte en ivoire.

Caveau de Maria Albertoni (1875-1934), dont le portrait sculpté contient des fines écritures gravées dans la pierre. Plaque en bronze adossée au tombeua du Cardinal Felipe Agustoni (1877-1938).
À ce jour, on ne sait toujours pas s'il s'agit d'une inscription originale ou d'un graffiti. Le texte, dont la signification reste obscure, est toujours en déchiffrement dans le Département d'Épigraphie de l'UBA (Universidad de Buenos Aires).

Tombe d'un émigrant belge, le duc Victor-Philippe d'Arembert (1834-1898).
LES PIERRES MOUVANTES
Grâce un appareil de photo ultrarapide, le prof. Snachez a pu capter des phénomènes très particuliers de statues funéraires qui se mettent très brièvement en mouvement. La pierre se trouve ainsi affaiblie, entrant dans un état prégravatique. Cette découverte permet enfin d'expliquer l'origine de certaines fissures irréversibles.

Tombe de Juan Bautista de San Martín, gaucho (1810-1896). On le voit nettement esquisser un pas de tango.

Tombe de la famille Avellaneda, famille qui s'est enrichie dans le commerce de fleurs.
Impressionnante pierre mouvante du portrait de Julio Argentino Peña (1870-1932).
Autre pierre mouvante.
LES PHÉNOMÈNES PARAGRAVATIQUES INEXPLIQUÉS
Dans certaines sections du Cimetière de la Recoleta, le prof. Sanchez a pu observé des phénomènes paragravatiques qui restent totalement inexpliqués à ce jour.

Prégravatisation de la pierre avec apparition de reflets et de griffures irréversibles.

Chute de neige très localisée. Ce phénomène météorologique très particulier s'accompagne d'une multiplication d'arbustes qui s'attaquent aux tombeaux.

Quadruple écho visuel transitoire apparaissant lorsque la cloche de l'église du cimetière sonne les quatre heures.