biogravatologie

  Dermatologie monumentale

© Jacques Siron, textes et photos

Les statues et monuments de Genève sont atteints d'un mal mystérieux qui se montre très envahissant.

Des experts en dermatologie monumentale du Centre de Recherches en Dermatologie et Vénérologie de la faculté de Médecine de Singapour ont conclu qu'il s'agissait d'un état de pré-gravat.

Ci-dessous figure une série de cartes postales de ces passionnantes nouvelles pathologies.

Photos de Genève (parc des Bastions, pont de l'Ile, île Rousseau, Jardin Anglais)



Maladie bulleuse qui atteint principalement les bustes. On remarque les lichénifications primaires (hyperplasie épithéliale), qui évoluent vers des bulles qui éclatent en entraînant une perte de matière (Pimphigus vulgaris bustii).

Syndrome de la Gueule Cassée, qui atteint principalement les fontaines publiques. L'épaississement de la surface avec augmentation du relief des plis naturels est consécutif au grattage. Il entraîne des déformations caractéristiques du visage (Mycobacterium leprae).

Syndrome de Piaget, avec ses lésions serpentines provoquées par les spirochètes des gravats (Treponema gravatorum, Treponema epistemologicae geneticae).

Maladie de Philibert, à un stade avancé, avec ses scléroses ligneuses qui attaquent le bronze en profondeur. On remarque par endroit l'apparition de crevasses longitudinales (Lignum Berthelieri).

Stade précoce de la maladie de Jean-Jacques, avec ses excroissances vertes caractéristiques, dites « en gazon de printemps », qui évoluent en pustules nécrosantes avec effondrement des téguments (Herba Confessionum Rousseaui).

Dermatite atypique vénérienne. On observe des chancres mous (petites ulcérations de la peau ou des muqueuses), entraînant des mouvements caractéristiques du bassin et des épaules (Dermatitis helvetica).