buts de l'Institut de Gravatologie

 

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Gravat     Le gravat est constitué de fragments, épaves, vestiges, décombres et restes d’éboulements. Apparemment dérisoire, le gravat contient des richesses insoupçonnées, car outre ses formes minérales et matérielles, son domaine s'étend aussi à des formes imaginaires, virtuelles et abstraites : gravats de sons, de textes, d’idées, de gestes, de corps, d’ombres, de rêves, etc.

Le gravat évoque un effondrement final, un cul-de-sac définitif, l’aboutissement ultime de toute destinée. Mais il peut également exprimer une étape dans un cycle de construction–déconstruction–reconstruction ; le gravat recyclé accède ainsi à une seconde vie.

Buts et méthodes de la gravatologie     La gravatologie est une invitation à explorer l’univers en prenant le point de vue des gravats. Elle procède non par foutoir, mais par une minutieuse mise en ordre du monde contemporain à partir de fragments, de ruines et d’ombres de gravats. Science imaginaire, la gravatologie observe et classe les différents états et usages du gravat. Elle s’indigne quand le gravat provient de gaspillages insensés et de folies destructrices.

Au sein de la gravatologie ne cessent d’apparaître de nouvelles disciplines, comme la gravatolexicologie, la biogravatologie, la gastrogravatologie, les études gravaïques (vie et oeuvre de Saint Grava), la civilisation des gravats, l’urbanisme gravatonirique, la gravatologie sportive, la gravatologie céleste, la gravatologie funéraire, la gravatologie spectrale, la gravatologie de l’extrême, la non-gravatologie. 

Les gravatologues pratiquent la gravattitude, qui mêle l’imaginaire poétique, la sensualité, l’humour noir, l’utopie et le décalage jubilatoire avec la rigueur scientifique. La gravatologie explore la sincérité du trompe-l’œil, elle brise les frontières entre le vraisemblable et le vrai, l’absurde et le dogmatisme, la réalité et la fiction.

Activités de l’Institut International de Gravatologie     L’Institut International de Gravatologie explore et promeut le gravat sous toutes ses formes, réelles ou imaginaires, connues et inconnues à ce jour. Il célèbre le désir gravatologique par tous les moyens, grâce à des explorations indisciplinaires mêlant le visuel, la photo, la vidéo, le dessin, la céramique, le sonore, la musique, le mouvement, la performance, le texte, la conférence, le spectacle vivant, la cuisine, etc.

L’Institut invite diverses personnalités pour ses différents projets. Ses activités consistent à :

fabriquer des gravats soit à partir de divers matériaux ; soit par détournement d’objets ; soit par gravatisation (c’est-à-dire mise en gravats par déconstruction, démembrement, fragmentation) ; soit par invention de gravats fictifs et de fictions gravatolgiques ;

• publier les connaissances gravatologiques sous la forme d’une encyclopédie, d’articles, de site Internet, de musée virtuel, de pétitions ;

• convier le public à des performances, spectacles, événements, concerts, expositions, conférences, visites guidées, banquets, congrès, épreuves sportives, non-événements…